Un espace de coworking plein de good vibes!

Interview de Ruben Grave, fondateur et président de be coworking. Après avoir passé une belle journée bien productive dans son espace de coworking, j’ai eu envie d’en savoir plus sur lui.

C’est quoi BE coworking? Quel est ton concept?

J’ai voulu créer un espace un peu décalé qui soit à la fois un incubateur, un lieu de travail, une ouverture à une communauté et une programmation d’événements réguliers. Ces espaces sont ouverts à diverses activités : des associations, des artistes, des free-lance, des étudiants, même des gens au chômage qui viennent pour refaire leur CV et discuter avec des gens qui sont dans une énergie créative. L’idée c’est que cet espace soit une sorte d’écosystème qui permette à des gens qui ont envie de faire des choses de trouver les bonnes personnes, les bons outils et les bonnes formations qui vont les aider à vivre de leur projet le plus vite possible. C’est l’objectif que l’on se donne ici.

Qu’est-ce qui t’a inspiré ce projet?

À chaque fois que je suis face à des problématiques dans ma vie, que j’essaye de trouver la bonne voie, j’observe la nature. C’est ma référence. Quand tu analyses la nature, qu’est-ce qui crée de la valeur? C’est le lien : c’est le point commun qui existe autour de nous, que ce soit dans la structure de l’univers ou dans la matière. La façon dont le tissu relationnel, animal ou végétal se construit. Tout se construit autour du lien. C’est le lien qui transforme, c’est le lien qui crée de l’enrichissement. J’aime bien prendre pour exemple la figure emblématique de l’arbre. Si tu enlèves la terre et que tu sors l’arbre de la terre, tu as quasiment autant de liens dans le sol que dans l’air : c’est une connexion entre deux éléments. Et bien, tout se construit comme ça… Plus une société, une famille, une organisation, une ville est forte, plus il y a de liens, plus les gens sont proches les uns des autres, plus ils vont tisser des relations entre eux. C’est d’ailleurs de cela que souffrent nos sociétés actuelles. Les gens sont de plus en plus tournés vers eux-mêmes et donc ne donnent plus. Et quand tu ne donnes pas : le lien ne peut pas se créer. Tu attends quelque chose plutôt qu’essayer de créer de la valeur, et en fait ça bouleverse plein de mécanismes. Parce que quand tu es dans une posture d’attente, tu ne fais pas confiance. Tandis qu’au contraire quand tu donnes tu fais forcement confiance, sinon tu ne donnerais pas. Donc à partir du moment où tu te mets dans une position de don, tu crées une dynamique positive autour de toi.

Comment a commencé ta carrière?

J’ai commencé à travailler dès l’âge de 18 ans. Mon premier boulot a été dans un centre d’appel. Au bout de deux mois j’ai été rattaché directement au directeur des opérations. Je suis resté dans cette boîte pendant 2 ans; on était 10 à mon arrivée et 350 quand je suis reparti. J’y ai acquis un bon niveau en informatique. En parallèle je m’occupais des randonnées en roller dans Paris. C’est avec un ami, Boris, que l’on a monté l’association « Pari roller« . Par le biais de cette association, je suis parti en Irak pour une mission humanitaire. Gros tournant dans ma vie… Quand je suis revenu à Paris, mon métier dans l’informatique n’avait plus de sens. J’ai eu envie de me tourner vers un métier plus orienté sur l’humain. C’est comme ça que je me suis diriger vers l’événementiel et la communication.

Du coup tu as fait une formation dans l’évÉnementiel?

Non, j’ai été voir des boîtes d’événementiel que je connaissais et leur ai dit : « Je veux travailler pour vous sans être payé. Je veux apprendre, utilisez-moi le soir, le week-end, les jours fériés, utilisez-moi gratuitement, je peux faire pas mal de trucs. En échange je veux que vous m’appreniez comment gérer des événements, comment être régisseur, structurer des spectacles, des conventions, etc. » Quand tu te lances comme ça, les portes s’ouvrent. Si tu montres que tu as très envie de le faire, personne peut te dire non. Il y a une telle motivation que ça donne envie aux autres. S’il y a un truc que je dois retenir de mon parcours c’est bien ça!

Quel a été ton parcours post be coworking?

La première startup d’événementiel culturel que j’ai monté « CulturU », a bien fonctionné, mais on a choisi d’arrêter au bout de 3 ans. Ensuite, j’ai commencé à donner des formations d’informatique, ça m’a donné l’envie d’aider des gens à créer leur propre boîte. La création d’entreprise c’est addictif, et quand tu vois que ça rend des gens heureux, ça donne encore plus envie de continuer. C’est d’ailleurs dans cet élan que j’ai créé un incubateur qui aide les entreprises a passer de l’idée au chiffre d’affaire. En parallèle j’étais aussi régisseur pour « Le Web« . Ça m’a permis de côtoyer pas mal de monde de la Silicon Valley (les fondateurs de twitter, de facebook…), de découvrir une autre façon de faire et de voir les choses différemment. Tout ce renouveau et cette ébullition qu’il y a à San Francisco autour de startups qui sont aujourd’hui des succès mondiaux m’ont beaucoup inspiré pour créer ce projet d’incubateur en France. J’ai créé une boîte spécialisée là-dedans et j’ai continué à donner des formations. J’ai dû former 1500 boîtes en 10 ans, et accompagner une dizaine de startups dont 5 sont encore en activité. De ce parcours est née une conviction pour moi : il faut rassembler des gens autour de valeurs en mettant des outils à disposition, en créant des moments, des lieux où les gens peuvent se rencontrer et échanger.

FINANCIÈREMENT TU N’AS JAMAIS EU PEUR?

Je n’ai jamais choisi un projet par obligation financière. Seules me guident mes envies ; je ne me lance dans un projet que s’il a réellement un sens à mes yeux. Ce n’est qu’ensuite que je trouve un modèle économique qui me permette de vivre. Pour moi, l’argent doit toujours être une conséquence, pas un objectif.

Qu’est-ce que tu as envie de dire à des personnes qui veulent monter leur projet?

Il y a pas de recette pour créer un projet, 100% des business plans sont faux. La meilleure façon de créer un projet et d’en vivre, c’est d’identifier un besoin, de croire en sa capacité d’y répondre, de se faire suffisamment confiance, d’en parler avec passion et conviction, et de ne pas prendre de risque inconsidéré pour tenir ses promesses. Il faut ensuite réfléchir à une offre qui tient sur une feuille A4 : 2/3 produits, 2/3 tarifs, et c’est parti! Je pense que vivre de sa passion est vraiment accessible à tout le monde. Il n’y a pas besoin de faire de grandes écoles pour voler de ses propres ailes. Il faut juste se lancer, et le meilleur moyen pour se lancer c’est d’avoir un premier client prêt à signer un devis. Une fois le premier devis signé, on peut monter sa boîte. Ça ne sert à rien de le faire avant, en tout cas quand on développe des activités ou des projets de type TPI TPE ou PMI PME.

Tes mots magiques pour les lecteurs?

Les 4 ingrédients de la réussite d’un projet : la passion, la bienveillance (envers soi et envers l’autre), la détermination et la transparence.

be-coworking-space-paris-17-555x350

Ça t’a donné envie de venir faire un tour chez Be Coworking?

Pour + d’infos clique sur moi

Tu me retrouveras peut-être à celui du 60 rue de la jonquière!

Un commentaire Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s