Refouler une émotion c’est comme mettre une rose sous une cloche de verre.

Cela me fait chaud au coeur de vous partager la retranscription d’une interview que j’ai faite de Frederic Florens-Haugerud, amoureux de la vie et thérapeute spirituel que je considère comme ami et mentor. A chaque fois que je passe du temps avec lui j’aime un peu plus, j’apprends et je me relie à l’essentiel.

« Frédéric, à ce que j’ai compris de toi, tu es très sensible au monde énergétique et c’est d’ailleurs ce que tu transmets. Qu’est ce qui t’a amené à ça ?

Je ne me suis jamais senti être identifié pleinement à ce corps physique. A 12 ans j’ai vécu une expérience de sortie hors du corps, une sorte de rêve conscient dans lequel j’ai rencontré une présence spirituelle qui a bouleversée ma perception de moi-même et du monde. Il était évident que j’étais bien plus que ce Frédéric qui avait quelques années d’expériences terrestres localisées sur ce point de la Terre, en Provence. Je découvrais que j’étais un être énergétique d’une beauté contagieuse, fait de lumière et d’amour, sans âge, qui contenait en lui une sagesse que Frédéric ne comprenait pas lui-même. Il m’a fallu des années pour intégrer cette expérience. A partir de là, j’ai commencé à voir des énergies autour des gens et des choses, puis à recevoir des informations à travers elles. La vie a été douce avec moi, elle m’a fait être très solitaire pour que je puisse en faire ma meilleure amie. Mes expériences d’introspections et mes méditations me donnaient tant de joie et de conscience de bienveillance que je ne pouvais pas garder cela pour moi, mais je ne savais pas comment dire aux autres que, malgré les émotions et les tribulations du corps, nous étions sain et sauf, nous étions déjà « sauvés » et bienheureux, dans le langage religieux. Tout cela été à des galaxies du quotidien collège, devoirs, Molière, dictées, bonnes notes, etc. Je voulais pourtant que le monde entier puisse voir la beauté et la chance que nous avions à être multidimensionnel, étreint et traversé par une Conscience divine bienveillante qui cherchait à prendre soin du moindre cheveux de notre tête. Nous avons tous un désir d’être aimer, un désir de nous aimer nous-même. Ce désir marque pour moi la signature de dieu en nous, et nous devons l’écouter pour le voir être manifesté dans toute sa grâce.

Nous ne sommes pas fait d’atomes, nous sommes fait d’amour, et cet amour se manifeste sous forme d’énergie de vie, et de lumière. Cette énergie contient des informations cachées au mental, et plus j’étais conscient du mystère de la présence de cette énergie, plus je recevais des informations sur les lieux, les gens, les choses autour de moi. Mais je n’ai plus un esprit analytique ni sauveur, alors je laisse souvent ces informations passer leur chemin. Je ne passe pas mon temps à analyser les lieux, les choses et les gens, cela se fait malgré moi, sauf en séance de thérapie, sinon c’est intégré en moi sous forme d’intuitions très claires, et je laisse la vie, l’énergie, me guider.

Cela m’a pris des années (et c’est encore en cours) pour trouver des moyens de guider les personnes à ces même réalisations. La vie est plus bien vaste qu’on a l’habitude de la penser. Ce n’est pas que cette abondance de nature, de matière et d’intelligence qui apparaît à nos sens. Il faudrait méditer sur la vie très jeune, avec le coeur, pour saisir l’incroyable source qui soutient les apparences et leur donne vie : la vie est-elle visible ou invisible ? Mais cette méditation n’est ja- mais perdu. La vie est toujours là, au plus proche de nous, pour nous donner l’opportunité de commencer à nous sortir de l’oubli.

J’ai aussi vu qu’on pouvait influencer l’énergie par la force de l’intention, du coeur et des mains. Et toute la question a été de savoir qu’elle est l’intention juste. C’est un autre sujet. L’énergie et la vie, c’est la même chose. Cette vie est d’une subtilité infinie, elle porte en elle toutes les informations nécessaires au bonheur. En acceptant que notre réelle Mère ou notre réel Père c’est la vie, nous découvrons des capacités humaines et spirituelles incroyables, nous découvrons un champ d’action et de liberté infini.

Je me sens depuis très jeune être au service d’un Mystère contenu par la vie. Et ce mystère, cette énergie qui traverse mon corps et mon coeur, n’est pas là pour que je la garde mais pour que je l’accompagne dans son élan créateur, guérissant, dans son élan émotionnel, mental et amoureux. Je suis sensible à l’énergie et aux énergies parce que je suis fidèle, et fidéiste, à la force qui me crée.

La vie, l’énergie de vie ne nous demande rien d’autre que d’être son compagnon, son disciple, son amoureux.
Je trouve la vie sous toutes ses formes incroyablement belle. Elle m’enseigne toujours, et elle n’‘est pas toujours spectaculaire du point de vue des autres, mais pour moi elle l’est. Par exemple, en ce moment, je suis pris de passion pour les aquariums et les poissons, je trouve cela magnifique, ça fait partie de la vie, c’est vivant, c’est mouvant, c’est symbolique, et je peux rendre un aquarium très beau pour moi et très adapté pour eux, plus pur que dans leur rivière polluée. J’aime prendre soin. C’est d’ailleurs mon job, mon « dharma » : participer à rendre beau ce qui est à l’extérieur de moi de façon à ce que cela devienne aussi beau que ce qui est ressenti en moi. C’est peut-être le dharma de chaque être. Bouddha dit « Il n’y a qu’un dharma », ce qui change ce sont les moyens de le réaliser, et cela est individuel.

Comment tu navigues entre la vie extérieure et ta vie intérieure ?

J’adore les voyages et rencontrer d’autres cultures. J’ai obtenu une DEA de philosophie parce que je suis passionné par ce qui se passe à l’intérieur de nous. Si je n’avais pas le mot énergie pour dire que la vie est intelligente, je dirai que j’adore voir comment la vie se dévoile, je trouve la vie extérieure tellement belle, même dans ses moments de malheur. Aller à la rencontre de l’imprévu, des gens, des histoires, des folies et des sagesses est un pur bonheur. Ce n’est pas de tout repos mais cela me rend plus ouvert, plus aimant, et donc meilleur thérapeute, meilleur guide, meilleur ami, meilleur être humain. Aujourd’hui, quand je pleure de tristesse ou d’impuissance, de tourments affreux et de colères, je sais que ce qui pleure en moi et ce qui déteste ces états émotion- nels, c’est mon égo, ce n’est pas moi. Et il a le droit de détester perdre pieds et de détester l’injustice. Je l’aime tel qu’il est. Il est aussi l’émanation de la Source. Mais il ne me définit pas. C’est important.

La vie est d’abord immortelle, spirituelle et intelligente. L’énergie c’est le support qu’elle prend pour se manifester à nous et l’égo est une de ses formes. Il n’est pas malsain de le laisser vivre. Chacun peut décider de le rendre plus fonctionnel socialement ou moins fonctionnel, mais cela ne détermine en rien ce que nous sommes. Ce que j’évite de faire c’est de nourrir l’énergie de l’égo (le sens du « moi séparé »), de la propriété et du contrôle, parce que moins on nourrit cela, plus on se donne l’opportunité de rencontrer sa nature véritable et la vie dans ce qu’elle a de moins identifiée au personnel : elle est unit à tout, abondante et parfaite. C’est une recherche de vérité non-philosophique, d’une vérité essentielle, d’une ontosophie (amour de l’Être). A partir de là, on peut reve- nir dans la caverne et savoir vraiment de quoi on parle quand on parle de guérison, de paix et de bonheur.

Ce qui m’a amené à me dire qu’une force invisible, une énergie, me prenait en charge c’était une pensée comme celle-là : « Tiens je n’ai pas choisi de vivre, je suis né là dans une famille que je n’ai pas choisi. Pourtant quelque-chose a choisi pour moi et ce quelque chose c’est la vie. » J’ai eu besoin de remonter à la source pour comprendre d’où je venais vraiment, avant cette entrée en matière dans un corps physique.

Et puis en voyant les auras se dessiner autour des gens, et en voyant que leurs pensées influençaient leur couleurs auriques et plus tard leurs états physiques, j’ai vu une possibilité de naviguer entre les mondes subtils, physiques et intérieurs pour aider les personnes à guérir ou à prévenir les déséquilibres. Le destin a fait que mes parents ont rencontré le bouddhisme dans ce qu’il a de plus ésotérique, puis le Reiki, puis les soins esséniens, etc. J’ai toujours approché les méthodes énergétiques avec le filtre de ma propre sagesse, ce qui fait que je ne suis aucun courant précis, je suis mon intériorité car ce qui fait la richesse de la vie ce sont nos différences. Ce qu’il nous est demandé ce n’est pas de devenir homogènes dans la manifestation (nous sommes déjà homogènes en essence, aucun risque de rater ce défit !!!) mais c’est de nous autoriser à être pleinement nous-même dans la matière (« il n’y a pas une feuille d’arbre identique à une autre » dit Leibniz !), pleinement différents, sans chercher à l’être non plus ! On nous demande de laisser la vie être libre de se manifester. Et cet abandon à la vie manifestée nous apporte une paix intérieure qui ne peut pas créer d’actes de violence et de barbarie volontaires.

Des gens parlent, bougent, des plantes grandissent et des animaux vivent sans que j’ai aucun effort à faire pour qu’ils le fassent. Il y a une force en tout qui les rend vivants. Et en les regardant, je me suis dit : « C’est vrai que moi non plus j’ai pas demandé ça et pourtant il y a vraiment quelque chose qui le veut… et si je m’y abandonnais vraiment ? Si j’avais cette humilité de croire en Elle, en cette force ? Ne serait-ce pas le meilleur moyen de la rencontrer, de me rencontrer et de ren- contrer l’autre ?

J’ai l’impression que dans notre société après une montée de force de vie à l’adolescence la plupart d’entre nous tombe dans une semi-morbidité.

L’adolescence est le moment où l’on essaye de trouver ses différences, donc si on a été critiqué, on va se focaliser sur l’idée que « je suis un individu séparé des autres » et dès que l’on focalise dessus, on va être dans la morbidité : on va se croire hors de la vie, ce qui va nous couper de la vie.

Dès qu’on arrive dans le lieu de jugement où l’on commence à se dire « je dois trouver moi-même la force d’être moi-même et je ne la trouve pas », je commence à être dans la morbidité, à me juger, à me couper de mon accès au vivant, au beau. Alors que la vie elle ne nous juge pas, le seul endroit où l’on trouve de l’amour pour soi c’est quand on arrête de se juger, et vos différences seront des moyens d’épanouissement profonds ! Essayez !

Quand je décide de faire confiance en la vie en moi, tout se fluidifie.

Si tu fais une sorte de mind-mapping, tu as la vie au centre et t’as pleins de chose autour et la vie que tu perçois, c’est un miroir de ce que tu as ressenti à l’intérieur, c’est un miroir décalé dans le temps. Admettons qu’il y ait de l’anxiété, et si je me dis que je ne veux pas la changer, si je ne cherche pas à la nommer, si je ne cherche qu’à la ressentir, elle disparaît comme tout. Elle s’épuise, elle se dissipe dans un tout, on n’a pas à être en contrôle de ça, à l’arrêter. Si on est fluide, c’est si on est transparent, c’est exactement comme le soleil qui traverse une vitre. Une vitre sale va arrêter le soleil qui la traverse tandis qu’une vitre propre on ne va même pas la voir, elle va laisser passer le soleil. Mais si elle est sale ça veut pas dire qu’il faut la changer, ça veut juste dire qu’il faut noter comment elle est et savoir que notre vision de ce qu’il y a derrière n’est pas exacte.

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Tiens c’est sale, je vois que je refuse d’avoir une anxiété par rapport à ça et au lieu de laisser glisser la poussière sur moi, je la retiens en me disant : non mais attends c’est quoi ça ? Je vais essayer de l’analyser, de la psychanalyser… Si tu lâches et que tu la regardes, ça donne quoi ?

L’énergie n’a rien de personnel, c’est quelque chose qui nous traverse et la meilleure manière de rester dans la santé c’est de se laisser traverser. De là, la maladie vient et s’en va, ou pas, et peut importe, ce n’est pas personnel. Ce n’est pas parce que j’ai fait quelque chose de mal que j’ai une maladie. Mais au moment où la maladie est là « qu’est-ce que j’en fais ? »

Ce n’est pas : « pourquoi j’ai cette maladie ? » mais plutôt : « Qu’est-ce que je fais de cette énergie qui est là en moi ? Comment elle me sépare du soleil et comment elle m’en rapproche ? »

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L’extérieur c’est une image du passé, que l’image soit positive ou négative. Un truc s’est passé dans ma vie, j’ai refoulé l’émotion et la vie va me le rappeler. Voilà comment je vois la bienveillance de la vie.

L’autre partie c’est qu’il n’y a pas de moi, il n’y a pas de moi individuel. Là quand je te parle et sans jouer l’humilité ou quoi que ce soit, c’est la vie qui te parle. C’est toi qui te parle et toi qui t’écoute. C’est un double jeu d’éveil.

C’est une vision interprétée par ton vécu…

Même pas ! Parce que si j’interprétais la vie, ça voudrait dire que je ne fais pas partie de la vie. Personne ne peut l’interpréter, c’est ça qui est curieux. C’est ce qui se passe à travers moi, les mots ou la manière de voir la vie. C’est pas une interprétation dont on pourrait dire qu’elle est vraie ou pas vraie. Mais la vie est ce qu’elle est, avant toute interprétation, c’est celle-là qui m’intéresse, car c’est elle qui nous unit. Ce que je veux dire c’est que l’énergie qui est là quand je te parle c’est la vie qui me fait être et la vie qui te fait être est à 100% la même. Quand je parle, c’est comme si c’était une partie de toi qui te parlais. Tu vois ?

oui…

Rien d’autre, je ne suis pas une Présence différente de toi. Quand je te vois face à moi, comment ne pas être avec ce qui nous dépasse ? Frédéric il est là aussi dans ce truc qui nous dépasse.

Oui, même si j’ai souvent du mal à lâcher mon envie de comprendre par peur de souffrir, en vrai elle me dépasse et, paradoxalement, quand je l’accepte, je me détends.

Il faut avoir cette humilité là parce qu’on ne peut pas comprendre la vie. On peut s’amuser à essayer de la comprendre mais il faut rester dans le jeu, dans cette joie. Sachant qu’au moment où on l’a compris, on ne peut pas avoir les mots. Jamais. Et que comme je disais tout à l’heure, tu as toujours le choix entre le moment où tu penses et le moment où tu vis. Soi tu penses et tu poses des mots dans l’illusion de la séparation, soi tu es dans un temps aimant, le seul vivant. Et l’instant aimant c’est le moment où tu médites, c’est le moment qui suit le moment où tu te poses la question : « Qu’est ce que je suis quand je ne me juge pas ? »

Cela fait presque 30 ans que je suis dans l’enseignement et j’ai suivi tous les trucs new-ages en tout genre, puis l’indouisme, le bouddhisme… Et ce qui me pose problème c’est de faire ce pont entre expliquer et partager avec des mots ou des actes personnels ; parce que tout ce qui est grâce et amour inconditionnel, c’est impersonnel, ça ne peut pas se transmettre à une personne et pourtant on essaye d’explorer pour que ça se passe à travers notre petite personne. En fait, ça passe parce que c’est déjà en nous, c’est ça la réalisation. Personne ne peut nous donner un coeur pour nous faire réaliser que nous avons un coeur : seul nous pouvons réaliser que nous avons un coeur, seul nous pouvons réaliser ce que nous sommes. Cela demande une certaine acuité de regard intérieur, une certaine passion pour la vérité.

En tant qu’énergéticien, j’ai fais beaucoup de formations. Et dès qu’on en fait une technique ou une méthode, on n’est plus dans son intégrité. A l’intérieur de moi ça change tout le temps. J’ai soif, j’ai plus soif, j’ai envie, j’ai plus envie. J’imagine que tout le monde est comme ça. Ca change, ça change pas. Dès qu’une technique devient quelque chose de serrée, elle déconnecte.

Et, on a beau dire ce que l’on veut, c’est pas une technique qui va guérir quoi que ce soit, c’est mon état vibratoire intérieur qui va permettre à la guérison de se faire ou pas comme un effet mi- roir, par effet de résonance en fait. Mais cet état vibratoire dépend de ma relation intime à dieu.

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Combien est-ce que je m’aime ? Comment aimer un autre si je ne peux pas m’aimer moi-même ?

Quand je regarde dans un miroir, que je regarde mon reflet, c’est pas Frédéric qui aime Frederic, c’est quelque chose de plus grand qui regarde quelque chose de plus grand. C’est la vie qui m’aime. Regarde-toi dans ton miroir et oublie que c’est Lucie dans ton regard qui se regarde. Dis- toi que ce qui regarde Lucie c’est la vie. Et je crois que c’est une étape plus profonde que l’égocentrisme ou le narcissisme positif. Si on cherche tous l’amour c’est parce qu’au fond, on s’aime tous profondément et qu’on l’a oublié. Il nous reste un vague souvenir de cette marque divine.

Si tu enlèves tous les jugements qu’il y a à l’extérieur, tu peux le voir. Et ça ne se passe jamais par l’effort en se disant : je vais reformer mes pensées pour générer de l’amour, non au contraire je vais prêter attention à ce qui est négatif pour laisser l’espace à l’amour de revenir.

L’amour nous cherche tout le temps, on a juste à lui ouvrir la porte, ça ne se cherche pas, ça s’écoute, comme l’attente du lever de soleil.

Là je parle beaucoup mais ce que je préfère c’est le silence et pas le silence des autres, mon si- lence. Si je sais écouter une personne avec mon silence intérieur ça va pas être du silence pour moi, ça va être de la beauté.

Si tu avais un conseil à donné qu’est-ce que ce serait ?

Laisser votre propre sagesse s’exprimer. Il n’y a pas à la chercher, elle est là, c’est juste que l’on n’ose pas la laisser s’exprimer. Donnez-vous pleinement à vous-même et voyez où cela vous mène si vous cessez de vous juger.

Est-ce qu’il y a une question que tu aurais aimé que je te pose ?

Il n’y a jamais de question, il n’y a que des réponses au fond, c’est ça que je me dis. Tout est tou- jours présent et évident, surtout votre présence à vous-même. La meilleure question du moment ce serait : « où chercher les réponses ? »
Ben… à l’intérieur, pas à l’extérieur. Nous devons devenir des experts de l’intériorité pour voir le monde avec des yeux clairs.

Au niveau de l’éducation, qu’est-ce que tu préconiserai?

D’apprendre aux enfants de ressentir leurs émotions et à se regarder dans un miroir. On appelle ne pensée négative, une émotion que l’on a peur de ressentir. On pourrait dire : j’aimerai arrêter de penser mais je n’y arrive pas. Tiens il y a une émotion qui veut être vue et ressentie, c’est quoi ? C’est la peur, ressens la peur, assis-toi dans le coin de la rue ou cours comme une folle mais ressens la peur, ne fais pas semblant de la fuir. Dès que cette émotion-là est sentie de toute sa puissance, comme elle ne fait plus peur, parce qu’elle n’est plus menaçante, elle crée de la connexion avec soi. C’est pour ça que je préconise toujours d’accueillir des expériences qui géné- reraient de la peur ou des pensées négatives parce qu’une émotion refoulée va scléroser une énergie. Dégonfler l’émotion c’est ça qui guérit…

Refouler une émotion c’est comme mettre une rose sous une cloche de verre. C’est lui donner un aspect morbide tout en lui faisant croire qu’elle vit. Ce n’est pas cela la vie.

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Les personnes qui ont fait un travail sur elles ont une approche de gratitude par rapport à la vie parce qu’elles ont vu ce que les expériences difficiles leurs ont apporté. Elle se sont donné les moyens de se voir au moment présent. Une émotion négative c’est quelque chose qui nous rap- proche de nous et moi j’adore, même si mon égo les déteste à mourir parfois. Jamais chercher à se changer parce que ça ne change rien, la vie nous dépasse… Chercher plutôt à s’étreindre et voir ce que cela donne. Lavie nous change.

Et puis je conseillerai plusieurs cours pratique de méditation à l’école depuis le primaire. Diffé- rentes formes de méditations, toutes les formes du monde, pour apprendre à se connaître par l’ex- périence et le coeur, avant de vouloir connaître l’extérieur et la psychologie par le mental.

J’entends une tendance à mystifier l’éveil alors que finalement, l’éveil il me semble que c’est simplement être vivant. Qu’en penses tu ?

Mais vivant de l’intérieur oui. Ce n’est pas une expérience mystique ; une expérience mystique, c’est une expérience de la vie qui est identifiée à des émotions positives. Cela reste une identifica- tion, une séparation entre un moment et un autre. Une personne qui va tomber amoureuse va avoir une expérience mystique qui est une identification. Si on parlait d’expériences non-mystiques on en aurait beaucoup à écrire. Je suis de plus en plus en retrait de cette mode qui parle d’éveil parce que ça donne de mauvaises pistes aux gens. On ne vit pas en pensant la vie. Parce que la question de fond, la question qu’on a tous c’est « comment je vais faire pour être heureux tout le temps ? ». On se dit « tiens Bouddha il était heureux tout le temps », on prend des exemples que l’on ne connaît même pas, cene sont que des mots, que des livres, des croyances. Ramanah dit

même « Ne méditez pas, soyez ! Ne pensez pas que vous êtes, soyez ! Ne pensez pas à l’être, soyez! ». La méditation pourrait amener à cet état, la méditation pourrait amener à vivre éveillé. Le paradoxe c’est que la vie est pure méditation. Méditez comme la vie médite et vous vivrez éveillé ! Si l’on parle d’éveil je dirai que c’est difficile et simple. Simple parce que c’est la re-découverte res- sentie de l’unité éternelle que nous sommes, et difficile parce que le chemin qui y mène demande parfois un déconditionnement mental important.

Finalement pourquoi essayer d’être heureux tout le temps ? C’est pas marrant en fait.

Non, faire un effort ce n’est jamais marrant, c’est encore une idée du mental, qu’il y a des choses qui sont bien et d’autres mal. Pose-toi un quart d’heure, la main sur le coeur avec la question : « qu’est ce que je suis quand je ne me juge pas ? » et ça amène assurément un éveil à soi-même. Quand on se juge, on ne peut pas s’aimer et c’est pas grave, parce qu’on s’aime quand même au fond, c’est juste que l’on oublie. Mais dès que l’on arrête de se regarder avec les yeux du mental, l’amour revient au galop, et quand ça revient pas, ça revient pas, ça ne change absolument rien parce qu’on est soutenu par la vie qui nous aime.

Dans l’éveil comme on peut l’entendre, on ne peut pas parler d’éveil, parce que si tu es éveillé au sens propre, c’est à dire à ta vraie nature, tu ne peux pas jouer le rôle d’un individu séparé. Tant que tu crois être un individu séparé, tu peux pas croire être à 100 % dans le tout, tu peux l’aperce- voir, tu peux en parler plus ou moins bien mais dès que tu parles, l’identification se fait donc tu n’es plus dans cet état d’éveil, mais tu restes pourtant dans l’unité, car c’est ta nature. Je fais une diffé- rence entre éveil à l’unité, et l’unité (ou l’amour). On est toujours dans l’unité, mais l’éveil à l’unité, dès qu’on en parle on ne le goûte plus totalement, car il est muet, il est action, dévotion. Donc on ne peut pas parler de conscience d’éveil mais on peut parler de conscience d’amour et pour moi c’est ça le grand truc. Quand on me demande : « Est-ce que telle personne peut m’amener vers l’éveil ? », ma réponse c’est « Est-ce que tu es tombé amoureux de cette personne ? » C’est ce qui est important, c’est ce qui nous montre notre résonance et notre maître !

Si tu ne ressens pas de l’amour vis à vis de la personne que tu as envie d’entendre, elle ne t’amè- nera pas plus loin que là où tu es. Ce ne sera que du savoir et du mental, ce ne sera que satisfai- sant pour les besoins de l’égo, ce ne sera qu’une recherche, alors que quand on tombe amoureux on est pas dans une recherche, on est comme devant un soleil couchant, tu vois, tu trouves, c’est l’évidence, c’est juste bon, et savourer cette relation te change et t’éveille de l’intérieur, pas de l’ex- térieur (pour moi le mental est encore un truc « extérieur »). Ton job c’est te tomber en perma- nence amoureuse. Rien ne peut être notre plus gand maître.

Ca me fait du bien de t’entendre dire ça parce que dans ma vie, j’ai toujours suivi mon coeur, je tombe amoureuse, j’y vais, je tombe mais j’y vais et c’est ça qui me fait grandir.

Mais oui c’est ça qui fait grandir. Alors ne pas suivre le chemin de l’amour sous prétexte que les conséquences sont difficiles c’est juste ridicule parce que l’amour est nourrissant donc peu importe les conséquences. Dans le sentiment d’amour, on ne va pas dans le futur ni dans le passé ; il n’y a rien de plus fort que l’amour. Si ton sentiment sort du présent, il y a pas d’amour, il n’y a que des pensées qui voilent l’amour. D’autant plus qu’on est dans une société qui nous diverti et où l’on s’auto-divertie de plus en plus. Le défaut de ça, c’est de ne pas prendre soin de soi et de pas voir tout l’amour qu’il y a à l’intérieur de soi, mais c’est pas grave… Il n’y a jamais rien qui est grave, et pourtant je prends la souffrance d’autrui et la maladie au sérieux, mais ce n’est pas grave pour au- tant.

Je note qu’Il y a 30 ans, personne n’osait utiliser le mot « éveil », ils parlaient d’expérience extra-lu- cides, d’expériences chamaniques ou de prises de conscience plus ou moins profondes… Des mots plus humbles sans aucun doute qui définissent en fait souvent ce que aujourd’hui on peut en- tendre sur l’éveil : « des expériences d’unité ». Mais l’éveil n‘est une un éveil à des états deconsciences nouveaux ou plus larges, bien qu’en un sens cela y participe ; mais c’est l’éveil à la nature de la conscience non-cognitive et non-expériencielle qui comprend déjà les états de conscience… L’éveil, je ne sais pas comment le surligné, les grands maîtres, ils se comptent sur une main ! Cela ne veut pas dire que les autres ne peuvent pas nous inspirer, ça veut dire que

l’amour en nous, notre nature profonde est si grande, si infinie, si inconditionnelle que c’est impor- tant de ne pas l’oublier, sinon nous nous cristallisons sur des individus qui se disent éveillés et qui génèrent une énergie d’amour plus grande que la mienne ou que quelqu’un d’autre mais qui n’est pas infinie. Gardons toujours à l’esprit que l’éveil ultime c’est un amour que notre corps ne pourrait pas supporter, il exploserait tout, donc à se titre là pour moi c’est important de le dire. Je l’ai vécu. Mon corps n’aurait pas survécu, soyons clairs. C’est remettre la valeur de chaque être à sa place. On a une infini capacité d’amour en nous qui est bien plus grande que les maîtres peuvent nous montrer. Les miracles de Jésus nous montre que l’amour explose les règles de la matière. Mais ces maîtres peuvent juste nous mettre le doigt dessus. A nous de regarder le doigt ou la lune que le doigt montre. Laissons-nous inspirer les uns les autres mais ne cherchons pas à faire des clones les uns et des autres.

C’est à soi-même que l’on peut s’éveiller, et à chaque instant nous le sommes, à condition de ces- ser de se penser.

J’ai l’impression que c’est motivé par une envie de se déculpabiliser.

Oui, de se déculpabiliser de ne pas être heureux. La vie c’est ne pas pouvoir à 100% incarner cet amour inconditionnel sans cesse. Et curieusement, accepter cette réalité fait ressurgir une forme de paix, plus juste sans doute. Peut-être d’un amour à une autre puissance.

Comment tu jongles avec ta spiritualité ?

Ben je jongle pas moi, je suis jonglé. A un moment donné il y a des forces qui viennent en moi et qui me font faire certaines choses. La conscience qui focalise sur ce corps qui s’appelle Frédéric, c’est une conscience qui aimerait bien voir ce que cela va donner la vie de Frédéric, elle est éton- née et laisse le jonglage se faire.

J’ai eu ce moment où le côté psychologique du besoin de reconnaissance dans le milieu spirituel est sorti… mais plus je l’ai satisfait, plus je me suis dit : « Reconnaissance de quoi pour qui ? ». Et j’ai beaucoup suivi cela, mais de manière intuitive je crois que j’ai toujours eu un mental trop fragile pour être dans la résistance à la vérité, pour être dans l’individualité. Le besoin de reconnaissance est simplement douloureux, et recevoir la reconnaissance est aussi douloureux quand on l’a cher- ché ; car cela nous maintient dans l’idée qu’en l’obtenant elle nous remplit ; or c’est faux, rien d’ex- térieur ne peut nous remplir à la mesure de ce que j’ai expérimenté dans mes contacts avec (le) Soi. C’est pour cela que j’ai dû arrêter certains boulots, certaines relations, certaines croyances, très simplement ; car dès que cela tire sur l’élastique de mon centre, je suis tellement sensible si tu veux, que dès qu’il y a une force ou une idée qui me rend infidèle à ma relation à ce Coeur en moi, à la Source, j’en souffre. Je finis toujours par choisir très rapidement d’abdiquer à la Force du Père, que je sens vivre en mon coeur depuis toujours. Ma résistance à m’éloigner de la source est très faible, il me suffit de dévier d’un degré et je sens déjà que je ne suis plus dans le courant de la rivière. C’est une chance ou un fardeau, cela dépend. Ma fidélité au Père est très intime, elle ne peut pas être expliquée. J’abdique sans cesse à la force du courant, je n’ai aucun mérite. Quand je ne suis pas amoureux de ma vie, je souffre, et quand je renonce à conduire ma vie et que je me laisse suivre la volonté du Père, je ne souffre plus et l’amour revient. Quel autre choix pourrais-je donc avoir en tête que celui d’être à Son service, puisque son service est mon service, lequel est au service de tous ?

C’est beau…

Et si il y a un moment dans ma vie où j’aurai résisté, je serai aller voir un psy, j’aurai eu des an- goisses et tout ça. En c’est arrivé dans ma jeunesse, je suis allé voir un psychiatre pendant 1 an et demi, précisément parce que je n’abdiquais pas à la Volonté divine en moi, j’ai vu très tôt les conséquences pour moi à ne pas abdiquer. Quand c’est abdication sur abdication, c’est beaucoup plus beau et il y a quelque chose de doux et d’incroyablement rayonnant qui se pose en toi, en an- glais on appelle ça « surrender », « se rendre en toute confiance par amour »

En gros tu conduis ta vie sans essayer de la contrôler, c’est ça ?

C’est ça, je veux être invité par la vie et si ça m’emmène à être mangé par des ours dans le nord de la Norvège, je serai mangé par des ours, c’est pas grave. Comme l’expérience n’est pas per- sonnelle, ce ne sont jamais les ours qui vont manger ma conscience. Ils ne vont jamais manger mon coeur subtil, mon émotion, mon amour ; la seule personne qui peut faire ça c’est moi en me maltraitant intérieurement. A partir de là je me sens en sécurité tout le temps. Même si il y a des angoisses, elles sont là mais c’est pas elles qui vont me tuer.

Donc dans ma vie jongle sur différentes identités :

je peux être un homme de ménage pendant 15 jours et faire que ça et adorer ça.
je peux regarder des idiotie à la tv qui vont me nourrir énormément et j’adore ça avec un chocolat chaud.
je peux m’autoriser à passer du temps dans des saunas glauques et c’est ok parce que ça me per- met de rencontrer la vie à tout niveau, et laisser la vie là où elle veut aller sans jugement. Ce sont des terrains d’exercice à aimer mieux.
Tout le monde pourrait le vivre ainsi si nous n’avions pas appris à détourner notre regard de l’inté- riorité. Pas l’intériorité psychologique, mais l’intériorité ontologique, ce qu’on peut appeler l’expé- rience de l’être, ou du divin en nous.
Je me laisse jongler, je peux ainsi aussi suivre une idée causée par une peur. Je suis alors témoin de ça mais je suis aussi conscient des conséquences. Les conséquences ça va être que j’aurai moins de capacités à vivre bien les difficultés et de les gérer, c’est juste ça. Mais le fait de le voir ça lâche toujours et les difficultés n’en sont plus vraiment, elles deviennent des évidences.

Une amie m’a dit « Tu veux venir m’aider à travailler dans un cimetière ?», là ma tête me dit : « T’es quand même thérapeute, pourquoi aller travailler là ! Quelle image tu te donnes ? », mais la vie me dit « Oui, fais cela ! » et j’obéis avec joie, car la vie est généreuse et j’éprouve de la hâte à découvrir cette aventure et à voir à quel moment et comment elle va finir.

Ca change évidemment les plans tout le temps. J’en pose sur le calendrier tout le temps et je me dis « ah on verra si ça tient ». Jamais par intérêt autre que celui de le faire avec ouverture, et cela apporte un certain plaisir. Et cela ne veut pas dire que c’est plaisant tout le temps mais au moment où le choix se fait, je ressens du plaisir même s’il y a des réticences mentales.

Par exemple quand je pose mes dates pour revenir en France, j’attends un moment devant le ca- lendrier, et à un moment la date se pose. Et peut-être que les dates posées ainsi vont être des dates où il va se passer des choses que je n’ai pas envie qu’il se passe et ça va être désa- gréable… mais c’est super parce que je sais qu’à l’origine c’est la vie qui a choisit, j’ai laissé la vie choisir en moi et je l’ai accompagnée en conscience, donc en toute responsabilité, donc c’est une expérience que je dois faire et basta. Je me pose pas de questions, ça peut m’inviter à passer 3 mois en Inde pour méditer et être dans des exercices spirituels intenses, je laisse les gens penser ce qu’ils pensent. Parce que si je ne laisse pas les gens penser ce qu’ils pensent je vais commen- cer à moins aimer les gens et j’aime aimer les gens. Donc ils pensent ce qu’ils pensent, je les aime quand même.

Pendant toute une période de ma vie je me suis dit que j’avais une chance extraordinaire mais avec le recul c’est surtout que je vois que j’ai cette tendance à respecter ce qu’il y a de plus beau en moi et ça je ne sais pas d’où ça me vient. Quelque chose est beau, je ne peux pas faire autre- ment que d’y participer.

Qu’est-ce que la beauté pour toi ?

La beauté pour moi c’est ce qui est plus grand que moi, ce que je ne comprends pas, ce qui dé- passe mon entendement et pourtant me donne un goût de compréhension. C’est les vertus de bonté et de gentillesse. C’est aussi la vulnérabilité. C’est la richesse et la pauvreté. Elle a pu être symbolisée par la musique classique c’est ce qui me rapprochait de mon impersonnalité, de ce qui

est plus grand que moi, puis c’est passé sur le physique de certains garçons, de ce qui était beau pour moi, et puis après ça prenait des formes plus subtiles comme la spiritualité, la méditation, la nature, les cultures… La beauté m’a toujours guidé. C’est pour ça que j’aime faire des retraites dans des endroits magnifiques comme dans le désert ou avec les dauphins. Parce que la beauté à l’extérieur rappelle celle qui est à l’intérieur.

Cela me rappelle des moments de solitude qui pouvait se dissoudre en sortant simplement dehors de chez moi et en contemplant la beauté d’une vue, la démarche d’un passant ou le frémissement des feuilles d’un arbre.

C’est ça, tu es témoin de la vie qui circule.

Quand tu vois l’énergie, tu vois qu’on n’est jamais séparé, c’est vraiment curieux d’avoir un regard intérieur qui va au delà du corps et tu ne sais pas où est-ce que les choses commencent et où est- ce que les choses terminent.

Le pouvoir de s’aimer vraiment c’est le plus important.

On m’a invité à faire des conférences de-ci de-là. J’ai vraiment eu envie de partager oui ! Mais à un moment j’ai réalisé et j’ai ressenti la vérité que personne n’a besoin de moi parce que le monde est parfait. Ca m’a tellement rempli que je me suis demandé ce que j’avais à partager de plus qui n’était pas déjà là. Aujourd’hui je commence à accepter de penser que ce qui manque ce sont des voyants, des personnes qui voient le monde depuis le regard de dieu, c’est peut-être là que je pourrai apporter ma pierre, rappeler le sacré extérieur en témoignant du sacré qui est en moi, et donc en tous.

Si on me demande comment trouver l’abondance, je répondrais qu’il faut apprendre à la voir. C’est peut-être cette vision que je peux transmettre.
Ouvrir les yeux et voir comment c’est beau de laisser tout de côté, et sans comprendre pourquoi, voir la conscience s’ouvrir à quelque chose de nouveau et pourtant si connu et c’est suffisant. Le Plus-Connu est aussi le moins connu, tu comprends…

Il n’y a, en fait, plus cette nécessité psychologique de vouloir partager ça avec l’extérieur. Mais il y reste une forme de besoin de le faire, même si c’est difficile et que cela me demande encore du temps pour trouver les moyens appropriés à l’intensité folle qui se vit en moi. Je vois qu’il reste un besoin des autres à recevoir ce qui vit en moi, et pour respecter ce besoin, il est possible que je laisse un trace de moi. De quelle manière ? Je n’en ai aucune idée. Un lieu peut-être… Ce que je ressens c’est cet amour au coeur de ma poitrine pour la vie et les gens – je voudrais qu’ils aient tous accès à ce paradis vivant.

  • Pour en savoir plus sur Frédéric et ce qu’il propose (son site va bientôt changer)
  • Cet été il a prévu : une ballade avec les dauphins vous intéresse c’est du 7 au 14 juillet et un treck dans le Vercors du 2 au 13 août, une retraite dans le Sahara du 12 au 20 octobre, et il reconduit ces retraites chaque année aux mêmes périodes.

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